

La location nue consiste à louer un logement vide, sans équipements majeurs, via un bail d’habitation classique. Vous signez un bail de location pour une durée du bail minimale de 3 ans si vous êtes propriétaire bailleur particulier. Ce cadre relève de la loi du 6 juillet 1989 et structure la fiscalité immobilière depuis des décennies.
En 2023, plus de 7 millions de logements relèvent de la location nue en France selon gouv.fr. Malgré l’essor de la location meublée et du LMNP, la nue location reste le socle d’un investissement patrimonial solide. Elle génère des revenus fonciers stables, encadrés par un régime foncier clair et prévisible.
Vous cherchez des revenus locatifs réguliers et une imposition lisible. Vous voulez protéger votre capital et limiter les surprises. La location nue répond à cette attente avec un régime micro foncier ou un régime réel selon votre montant de bénéfices.
Vous pouvez viser une réduction d'impôt via certains dispositifs de défiscalisation et optimiser votre impôt tous les ans. Ce guide vous montre comment transformer une activité de location en levier performant et maîtrisé.
Avant toute signature, vous devez comprendre le cadre légal et fiscal. Ensuite, vous sécurisez votre placement immobilier et vous protégez vos revenus.
Un bail en location nue impose une durée du bail minimale de 3 ans pour un propriétaire bailleur personne physique. Si vous investissez via une société immobilière, la durée passe à 6 ans. Ce cadre protège votre locataire mais il protège aussi votre activité locative. Vous connaissez à l’avance la stabilité des loyers et la durée d’occupation du logement.
Le dépôt de garantie se limite à 1 mois de loyer hors charges. Vous ne pouvez pas dépasser ce montant selon la loi. Cette règle renforce la confiance du locataire et sécurise votre relation contractuelle. En cas d’impayés ou de dégradations, vous activez les procédures prévues par le bail de location. Vous suivez un formalisme précis pour résilier le bail, avec un préavis de 6 mois avant l’échéance pour reprise ou vente.
Ce cadre vous apporte de la visibilité. Vous projetez vos revenus locatifs sur plusieurs années et vous structurez votre déclaration de revenus sans improvisation. Côté fiscalité immobilière, vous déclarez les revenus fonciers via le régime micro foncier si vos bénéfices ne dépassent pas 15 000 € par an.
Vous bénéficiez alors d’un abattement de 30 % sur le revenu imposable. Si vos charges et travaux dépassent ce seuil, vous optez pour le régime réel et vous déduisez intérêts, travaux et charges fonciers. Vous ajustez ainsi votre impôt et vous améliorez votre résultat.
Points clés à retenir :
• Durée minimale de 3 ans pour un bail d’habitation classique.
• Dépôt limité à 1 mois de loyer hors charges.
• Régimes fiscaux au choix entre régime micro et régime réel.
• Déclaration de revenus via la catégorie foncier revenus.
La location nue vise d’abord l’usage d’habitation principale. Vous louez un logement destiné à la résidence du locataire. Le bail relève alors du régime protecteur de la loi de 1989. En revanche, pour un usage professionnel ou mixte, vous basculez vers un bail de droit commun. La durée du bail et les conditions diffèrent et la taxation change également.
Vous devez clarifier l’usage avant de signer. Une erreur d’activité peut modifier votre régime fiscal et impacter vos impôts. En habitation classique, vous relevez des revenus fonciers. En activité professionnelle, vous pouvez entrer dans d’autres régimes avec des obligations spécifiques pour déclarer les revenus.
Vous recherchez d’abord la stabilité de vos revenus et la maîtrise de votre investissement immobilier. La location nue répond à cette logique patrimoniale avec constance et cohérence. Contrairement à la location meublée, vous limitez les changements fréquents de locataire et vous réduisez la pression opérationnelle. Vous construisez un actif qui travaille pour vous avec méthode et discipline.

La location nue génère un turn over plus faible que le meublé. Les chiffres du marché locatif montrent une durée moyenne d’occupation supérieure en logement vide. Cette stabilité impacte directement vos revenus locatifs et votre sérénité. Moins d’entrées et de sorties signifient moins d’états des lieux, moins de remise en état et moins de négociations de loyer.
Un investisseur accompagné récemment possédait 2 appartements en centre ville. En location meublée, il changeait de locataire presque tous les ans. Chaque rotation créait des frais et du stress. Après passage en location nue, la durée d’occupation est passée à 4 ans en moyenne. Ses recettes sont devenues prévisibles et son résultat annuel a gagné en clarté.
Vous devez comprendre ce point stratégique. Chaque vacance coûte du revenu et fragilise votre rendement. Avec un bail plus long, vous sécurisez la durée du bail et vous gagnez en visibilité. Vous planifiez vos travaux et vous optimisez votre fiscalité sans pression constante.
Cette approche convient parfaitement à un investisseur qui vise la croissance progressive de son patrimoine immobilier. Vous ne courez pas après le cash-flow à court terme. Vous consolidez vos immeubles avec patience et méthode. Cette tranquillité d’esprit change votre rapport au placement.
Le locataire en location nue apporte ses meubles et installe son univers. Ce détail transforme profondément la relation de location. Lorsqu’un locataire investit dans son propre aménagement, il s’inscrit dans la durée. Il crée des repères pour ses enfants et structure sa vie autour du logement.
Les familles et les actifs stables privilégient ce format. Ils recherchent un cadre pérenne pour plusieurs années. Ce profil rassure le propriétaire bailleur et réduit les risques d’impayés. Vous ciblez ainsi des ménages avec un revenu régulier et une vision à long terme.
Vous adaptez alors votre stratégie marketing. Vous valorisez l’environnement, les écoles et les transports. Vous proposez un loyer cohérent avec le marché local et vous soignez la sélection du locataire. Cette cohérence attire des profils fiables et consolide votre activité de location.
Votre rentabilité dépend autant de la gestion locative que de l'imposition. Une mauvaise déclaration de revenus peut effacer plusieurs points de rendement. Vous devez donc comprendre les régimes applicables aux revenus fonciers et choisir en fonction de votre situation.
Le régime micro foncier concerne les investisseurs dont les bénéfices annuelles ne dépassent pas 15 000 €. Vous relevez automatiquement de ce régime si vous respectez ce plafond et si vous louez en location nue. Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 30 % sur vos revenus fonciers. L’administration fiscale calcule l’impôt sur les 70 % restants.
Cette solution convient lorsque vos charges restent limitées. Si vous détenez un logement récent avec peu de travaux, le micro foncier simplifie votre déclaration. Vous déclarez le montant brut des loyers et l’administration applique l’abattement sans justificatifs détaillés.
Vous gagnez du temps et vous réduisez la complexité administrative. Toutefois, vous devez comparer avec le régime réel avant de confirmer votre choix. Un investisseur mal conseillé peut perdre plusieurs milliers d’euros d’impôts sur 5 ans simplement par manque d’analyse.
Le régime réel s’applique sur option ou lorsque vos bénéfices dépassent 15 000 € par an. Vous déduisez alors l’ensemble des charges liées à votre placement immobilier. Vous intégrez les intérêts d’emprunt, les travaux d’entretien, les charges de copropriété et les taxes foncières.
Cette mécanique peut transformer votre imposition. Si vous réalisez des travaux importants, vous réduisez fortement votre base imposable. Certains investisseurs parviennent ainsi à neutraliser leur impôt sur plusieurs années. Vous devez cependant conserver toutes les factures et respecter les règles comptables.
Un cas concret illustre cette puissance. Un investisseur a acheté un immeuble ancien avec 40 000 € de travaux. Grâce au régime réel, il a imputé ces charges sur ses revenus fonciers. Son résultat fiscal est devenu négatif pendant 2 ans. Il a ainsi limité son impôt tout en valorisant son patrimoine.
Vous devez analyser votre stratégie globale. Si vous prévoyez des rénovations régulières, le régime réel offre un levier puissant. Il demande plus de rigueur mais il récompense votre discipline.
Le déficit foncier apparaît lorsque vos charges dépassent vos revenus fonciers. Vous pouvez imputer ce déficit sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Ce mécanisme réduit directement votre impôt sur le revenu.
Vous conservez l’excédent éventuel pour les périodes suivantes et vous l’imputez sur vos revenus fonciers futurs. Cette stratégie convient aux investisseurs qui rénovent des logements anciens ou restructurent des immeubles.
Vous devez cependant respecter une condition majeure. Vous conservez le bien en location nue pendant au moins 3 ans après l’imputation du déficit. Cette contrainte protège la cohérence du dispositif et sécurise votre stratégie.
En maîtrisant ces règles, vous transformez la fiscalité en alliée. Vous ne subissez plus l’impôt, vous l’intégrez dans votre plan de placement. Vous avancez avec méthode, lucidité et ambition.
Vous devez comparer froidement les chiffres avant de choisir entre location nue et location meublée. La décision influence votre imposition, votre gestion et la stabilité de vos revenus. Un investisseur performant ne suit pas une tendance, il analyse son marché et son objectif patrimonial.

La location meublée affiche souvent un rendement brut plus élevé. Le loyer paraît supérieur de 10 % à 20 % selon la zone. Pourtant, vous devez regarder le rendement net après impôt et charges. Le meublé implique davantage d’équipements, d’entretien et de rotation de location.
Chaque changement de locataire génère des coûts invisibles. Vous remplacez des meubles, vous gérez plus d’annonces et vous subissez parfois des périodes de vacance. En location nue, le loyer semble plus bas, mais les charges restent souvent plus maîtrisées. La durée du bail plus longue stabilise vos recettes.
Vous devez donc calculer précisément votre résultat net. Intégrez l’impôt, les frais de gestion et le risque locatif. Ce qui compte reste le montant qui demeure dans votre poche à la fin tous les ans. Vous investissez pour enrichir votre patrimoine et non pour afficher un rendement théorique.
Votre stratégie dépend fortement de la zone géographique. Dans les grandes métropoles étudiantes, la location meublée attire une demande mobile et dynamique. En revanche, dans de nombreuses villes de province, la location nue performe mieux.
Les familles et les actifs recherchent un logement stable avec une durée d’occupation longue. Dans ces secteurs, le turn over faible protège votre rendement. Vous devez analyser la tension locative locale, le niveau des loyers et le profil des habitants avant de trancher. Une bonne lecture du marché vous évite des erreurs coûteuses.
Vous pouvez sécuriser votre placement avec une méthode rigoureuse. Une préparation sérieuse augmente votre attractivité et réduit les risques.
Un logement vide ne signifie pas un logement négligé. Vous devez soigner les finitions avec précision. Des sols impeccables, des murs neutres et une luminosité optimale séduisent immédiatement les visiteurs.
Une cuisine équipée moderne apporte un avantage concurrentiel fort. Même en location nue, les locataires apprécient des équipements fonctionnels et durables. Vous investissez intelligemment dans des éléments pérennes qui valorisent votre bien sur le long terme.
Un bien propre et harmonieux attire des profils sérieux. Vous renforcez ainsi votre position de propriétaire attentif et professionnel.
La sélection du locataire détermine la qualité de votre expérience de location. Vous devez analyser chaque dossier avec rigueur et méthode. Vérifiez les revenus, la stabilité professionnelle et la cohérence du projet résidentiel.
Un taux d’effort raisonnable protège votre sécurité financière. En pratique, les loyers ne doivent pas dépasser 33 % des revenus du candidat. Exigez des justificatifs complets et récents pour éviter les fraudes.
La garantie représente un levier complémentaire. Vous pouvez souscrire une assurance loyers impayés pour renforcer votre protection. Certains bailleurs privilégient également un garant solide lorsque le profil l’exige.
Cette discipline rassure et crédibilise votre activité. Vous montrez que vous gérez votre patrimoine immobilier avec sérieux. Cette exigence crée une relation saine dès le départ.
Peut on passer du nu au meublé facilement ?
Oui, vous pouvez changer de stratégie à la fin du bail en cours. Vous devez attendre le départ du locataire et adapter le logement aux critères du meublé. Analysez l’impact fiscal avant toute décision.
Quel est le montant maximum du dépôt de garantie ?
En location nue, la loi limite le dépôt à 1 mois de loyer hors charges. Vous ne pouvez pas exiger davantage, même avec un profil fragile.
Le locataire peut il sous louer en location nue ?
Non, sauf accord écrit du propriétaire. Sans autorisation formelle, la sous location reste interdite. Vous devez protéger votre bien avec des clauses claires dans le bail.